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Léa Blatrie choisit le Limoges ABC … Présentation et interview

Après une saison basket blanche ponctuée cependant d’une belle entrée dans le monde professionnel au sein d’une entreprise de Rochechouart, Léa Blatrie a signé au Limoges ABC en Limousin pour la saison prochaine. C’est la première recrue du club et elle ne vient pas par hasard. Léa aime le basket, elle adore ce sport et on la sent déjà prête à « bouffer » du ballon pour être très performante dès septembre. A 24 ans, Léa Blatrie, titulaire d’un Master Négociation/Vente, a un très beau CV basket qu’elle nous détaille dans cette interview.

D’une famille de basketteuse – anciens joueurs, ses parents sont toujours investis dans cette discipline – Léa a naturellement signé sa première licence à l’âge de 4 ans à l’ALGM Lyon. Arrière – meneuse (2/1), de 1,71 m, Léa se définit d’abord comme une adepte de l’engagement et de l’énergie dans le jeu, avec des qualités d’adresse, aimant anticiper et lire le jeu pour faire les bons choix avec ses coéquipières.

L’avis du coach, Bertrand Van Butsele : « Léa Blatrie évolue au poste 2/1 avec une vraie qualité d’adresse. Elle a l’expérience du haut niveau, de par sa formation à Montpellier et l’expérience de la NF1 à Feytiat. Léa devrait pouvoir « être utilisée » au poste 2 et également sur le poste 1, par séquences. Le fait qu’elle soit non mutée est aussi, en l’occurrence, un atout dans la constitution de l’équipe car nous restons en possibilité d’intégrer quatre mutées dans l’équipe. »

 

Le basket est un besoin

Limoges ABC : Quelles sont vos premières réactions à cette signature au Limoges ABC ?

Léa Blatrie : Je suis ravie ! C’est vrai que j’ai coupé après ma dernière saison à Feytiat pour diverses raisons. J’ai eu une belle opportunité professionnelle dans la région et aujourd’hui je travaille en tant que chargée de Marketing, c’est vraiment quelque chose qui me plaît. Je suis ravie de pouvoir rallier le basket à tout ça, c’est vraiment ma passion et le manque commençait à se ressentir.

LABC : C’est donc vraiment un besoin de reprendre après une année blanche ?

Oui, tout à fait, c’est un besoin. Ça m’a fait beaucoup de bien de couper. Les premiers mois, c’est agréable parce qu’on fait autre chose et on profite un peu du temps libre. Mais ensuite, c’est un peu long.. Les week-ends, on n’a pas de match. Les copines jouent au basket et forcément elles sont dans les gymnases…

LABC : Vous travaillez près de Rochechouart … Mais s’entraîner tous les soirs, partir les week-ends, vous en avez l’habitude, ce ne sera pas un problème …

Non, du tout, je vais retrouver un rythme que j’ai connu pendant mes études. Ce sera le travail la journée et les parquets le soir. C’est vraiment une envie, à moi de me donner les moyens d’allier les deux de la meilleure manière.

 

Le haut niveau, l’Euroligue, la Coupe de France

LABC : Quelles sont les grandes dates de votre itinéraire de basketteuse et quel meilleur souvenir gardez-vous, notamment de ces années à Montpellier, les bancs d’Euroligue, cette période où vous étiez aussi en Equipe de France … ?

Je suis issue de la région lyonnaise où je suis passée par le Pôle Espoir de Lyon. J’ai fait une saison en Cadettes France à Villeurbanne et derrière je me sentais prête pour partir du cocon familial. J’ai alors intégré le Centre de formation de Montpellier. J’ai vécu de très belles années, on avait vraiment un bon groupe, on a fait des « Final Four », on a ramené des médailles, c’était un groupe de copines et c’était génial. A l’issue de deux ans de Cadettes et une année d’espoirs où j’ai commencé à découvrir le groupe professionnel, j’ai pu intégrer à part entière le groupe professionnel et c’est là où j’ai vécu l’Euroligue, une finale à Bercy pour la Coupe de France, on a d’ailleurs ramené le trophée. J’ai aussi eu la chance d’être appelée en équipe de France pour la préparation des Championnats d’Europe des U18, j’ai dû quitter le groupe suite à une blessure au genou, sur le coup ça n’a pas été facile, mais ça reste aujourd’hui une très belle expérience.

 

Pour aller le plus loin possible la saison prochaine

LABC : Vous êtes arrivée en Limousin, au FCL Feytiat. C’est le basket qui vous a « amené » ici ?

C’est un petit mix des deux en fait car j’avais démarré mes études à l’Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier. Je cherchais un club qui pourrait m’accueillir et me laisser partir une semaine par mois dans le cadre de mes études. C’était beaucoup de contraintes mais Feytiat a accepté le double projet (2012).

LABC : Quels sont vos objectifs pour la saison prochaine ?

Mon objectif, à titre personnel, est de prendre du plaisir puisque c’est ce qui m’a manqué lors de mes dernières saisons, avoir un groupe où ça vit, où nous avons la même volonté de partager le ballon, le maillot … Après, à titre collectif, que la mayonnaise prenne et qu’on aille le plus loin possible ; et si on pouvait retrouver la Ligue 2 directement, ce serait vraiment la cerise sur la gâteau.

LABC : La NF1 est un championnat difficile, avec des phases finales, le niveau monte ces dernières années, la NF1 gagne en qualité. Qu’en pensez-vous ?

Le niveau est beaucoup plus homogène. Avant il y avait des équipes très fortes et des équipes beaucoup plus faibles, aujourd’hui toutes les équipes sont compétitives et il faut donc être régulier toute la saison. Le système de montée est effectivement plus compliqué avec l’instauration des phases finales à quatre équipes.

LABC : Justement quelle image ou représentation as-tu du Limoges ABC ?

C’est un club historique, un club structuré, qui a des valeurs et qui joue sur l’envie. Tous ces challenges de la saison prochaine, je suis ravie de venir les relever avec le club et impatiente de reprendre.

 

Merci Léa.29-05-2017